


Né en Lybie, élevé en Arabie Saoudite, vivant actuellement en Jordanie, Yahya Al-Abdallah, a d'abord été critique littéraire ainsi que professeur de littérature. Il a également étudié le cinéma – notamment à Paris (EICAR) – et a signé huit courts métrages avant d’écrire et réaliser son premier long, The Last Friday. Ce dernier film raconte l’histoire d’un père divorcé apprenant qu’il doit rapidement subir une intervention chirurgicale. Mais la somme qu’il doit débourser semble hors de portée de ce chauffeur de taxi à Amman, adepte de jeux d’argent, et père d’un fils qui lui vole les quelques sous qu’il lui reste. L’absurdité de sa condition et de ses relations avec son entourage prend alors le dessus.

Alain Chabat et Jamel Debbouze ensemble pendant la même interview, cela donne un joyeux capharnaüm où Jamel essaie de perturber son partenaire et réalisateur. 15 minutes de bonheur en dehors des sentiers balisés.

Après avoir complété ses études de théâtre à Alger, Fellag vit plusieurs exils entre la France et le Canada, à la fin des années 70. Il finit par retourner dans son pays d’origine mais en 1995, après qu’une bombe ait éclaté durant l’un de ses spectacles, il décide de se diriger définitivement vers la France. Depuis, il est surtout connu en Europe pour ses one man shows d’humour : Djurdjurassique Bled (1997), Le dernier chameau (2004) ou encore Petits chocs des civilisations (actuellement en tournée). Cependant, Fellag est un artiste complet. Il a aussi créé sa propre pièce, Opéra D’Casbah, inspirée de l’Opéra de quat’sous de Brecht, écrit trois recueils de nouvelles et deux romans, ou encore joué dans de nombreux films (L’ennemi intime, Les Barons, Dernier étage gauche gauche, etc.).
En 2012, Fellag est à l’affiche de Monsieur Lazhar. Dans ce film du réalisateur canadien Philippe Falardeau, il interprète Bachir Lazhar, un exilé algérien plein de tact, amoureux du beau parler. Un personnage d’une grande humanité et un rôle qui semblait fait pour lui.
Clap.ch a eu la chance de rencontrer Fellag au Swisshôtel Métropole de Genève pour parler de ce touchant Monsieur Lazhar. Un moment très agréable qui nous aura permis de revenir sur son personnage, sur les thèmes de la langue et de l’exil, ou encore sur sa collaboration avec les excellents jeunes acteurs du film.

Dans une vie, il y a forcément des rencontres qui restent davantage en mémoire que d’autres. Celle avec André Wilms, à Genève le 17 décembre pour la « promotion » du dernier film d’Aki Kaurismäki Le Havre, restera parmi les plus mémorables de ma jeune carrière de journaliste (par passion). Car ne vous fiez pas aux photos : l’interview ne fut pas forcément un moment de franche rigolade. Pour vous, le « Making-of » de l’interview d’André Wilms. Attention, cela risque d’être politiquement incorrect !