


Attention fans de ciné, voici venu le mois de mai: pendant une dizaine de jours, on ne badine plus avec le cinéma. L'heure est grave : c'est le temps du festival de Cannes. Tous les regards se tournent vers la sélection officielle, vers le Jury. Le ton se fait solennel. La compétition s'ouvre et, inévitablement, les esprits s'échauffent. Sur la piste du cirque cannois, certains artistes y vont de leur coup de gueule, voire boycottent carrément la presse. Dans les « gradins », on aime huer les films au terme de leur projection – et en présence de leurs auteurs s'il vous plaît. Les critiques se plaignent du caractère consensuel de la sélection annuelle pour ensuite dégommer au fusil à pompe les films qui créent la polémique. Tout ça nous donne régulièrement des conférences de presse assez « sportives » : entre journalistes agressifs et stars sur la défensive (ou en manque de sommeil), il n'est pas rare que ces grosses bastringues médiatiques tournent au vinaigre.

En nous promenant sur les chaînes de TV l’autre jour, nous sommes tombés par hasard avec mes enfants sur le film Robinson Crusoé dans lequel Pierce Brosnan tient le rôle principal. Très vite, les enfants furent scotchés à l’écran. Même si nous étions tous d’accord que c’était un très mauvais film, je n’arrivais pas à les faire zapper. Le film sonnait faux, exagéré, avec des fautes de raccords évidentes. Il y avait, par exemple, des scènes de forte pluie où derrière les acteurs, on distinguait très distinctement des morceaux de ciel bleu.

Le 22 avril dernier, Jack Nicholson a fêté ses 75 ans. Cela ne me rajeunit pas, mais en même temps, il faut bien admettre que le jour où je dirai la même chose au sujet de Leonardo Di Caprio, je serai bien plus mal barré... Possible aussi que je ne saurai alors même plus qui est Di Caprio.

Notre invité du mois de mai est Georges Gachot. Il fit ses premiers pas dans l'univers du cinéma en 1985 quand il devint acteur pour des films publicitaires pour la télévision et le cinéma. Depuis, il a fait du chemin et est devenu aussi producteur de ses films documentaires spécialisé dans la musique classique.
Grand passionné de pays comme le Brésil et le Cambodge, il sortit successivement en 2005 et 2010 deux films sur des reines de la musique du pays de la samba: Maria Bethânia música é perfume et Rio Sonata consacré à la grande chanteuse Nana Caymmi. Cette année il nous revient avec un cinquième film consacré au travail du docteur Beat Richner, L'ombrello di Beatocello Dr. Beat Richner
En pleine promo de son nouveau film, Georges Gachot a bien voulu se consacrer durant quelques jours à clap pour vous parler, chers visiteurs. Trêve de présentations, laissons Georges Gachot s'exprimer dans son premier édito.