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The Woman in Black

The Woman in Black
Réalisateur: James Watkins
Acteurs: Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds et Janet McTeer
Genre: Horreur-épouvante
Pays: UK, Canada Durée: 95 mins
Age légal: 14 ans Age conseillé: 14 ans
Distributeur: Elite films
Date de sortie: 14.03.2012
Critique: Patrick Ramuz
Note: *

Synopsis

Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets. Face au passé enfoui des villageois, face à la mystérieuse femme en noir qui hante les lieux et s’approche chaque jour davantage, Arthur va basculer dans le plus épouvantable des cauchemars…

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Bande annonce

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Critique

La Dame en noir... et l'acteur transparent.

Comme prévu, cette Dame en noir m'a par moments bien fichu la trouille. Petite nature que je suis, j'avoue que la séquence du fauteuil à bascule qui bascule sans qu'on l'ait basculé m'a bien bousculé. A un tel point que j'ai encore de la peine à trouver mes mots. Et pourtant, en regardant ce film d'épouvante gothique, il m'a semblé que son interprète principal, Daniel Radcliffe, était encore plus tétanisé que moi dans son premier rôle d'adulte après une décennie passée à jouer Harry Potter. Engoncé dans sa redingote, mécanique dans ses déplacements et sa gestuelle, affichant trois expressions différentes au compteur, le jeune comédien semble écrasé par une pression plus forte encore que celle qui s'exerça sur lui pendant les dix ans de la saga la plus populaire de tous les temps. Envolés, ses complices de toujours, Emma Watson (Hermione) et Rupert Grint (Ron), ainsi que les grands acteurs qui lui donnèrent la réplique sur les plateaux de Poudlard ! Le voici maintenant bien seul face à la caméra et face à un public adulte qui attend de lui crédibilité et intensité dans un rôle de veuf confronté à une horrible malédiction. Malheureusement, et malgré toute son expérience, Radcliffe n'est guère convaincant. Paralysé par l'enjeu, il subit les évènements sans jamais parvenir à varier son jeu. Et dans un film de ce genre, dont l'efficacité dépend énormément de l'expressivité de l'interprète principal (souvenez-vous p.ex. de Nicole Kidman dans Les Autres), ça ne pardonne pas.

Alors, pour compenser la fadeur de sa jeune star, le réalisateur James Watkins met le paquet sur les décors, impeccables, sur la photographie, lugubre à souhait, et surtout sur des effets sonores qui font flipper sa race, pour reprendre une expression communément utilisée en Angleterre au début du 20ème siècle (la fameuse méthode du raceflipping). Tandis que je souffre le martyr au son des grincement de portes, des bruits des pas, des mélodies de boîte à musique, des portes qui claquent, des chuchotements inquiétants venus de nulle part, je me dis que Watkins a de la chance que le cinéma soit devenu parlant. Sinon, je n'aurais entendu que le son de mon ronflement de spectateur, terrassé par l'air hagard et la ridigité de Daniel Radcliffe... Franchement, arriver à tel résultat après avoir trimé sur huit blockbusters en dix ans, sous la direction de quatre réalisateurs de renom, avec comme professeurs des cadors tels que Ralph Fiennes, Michael Chambon, Alan Rickman, Helena Bonhman Carter, Gary Oldman, David Thewlis, Richard Harris, Maggie Smith et Kenneth Branagh, c'est tout de même un peu embarrassant, non ? Je ne sais pas si le comédien a atteint ses limites, mais j'ai le sentiment qu'il va avoir de la peine à les repousser. A lui de nous surprendre. Le tour de magie, pour de vrai, Danny boy, c'est maintenant.

Bonus

L'avis de la commission des âges

Le décor et le son, ainsi que les personnages et le contexte de l'histoire, sont destinés à maintenir une angoisse sombre et permanente. Les morts d'enfants et d'une femme en couches, l'immolation et le feu, la folie et la maladie mentale, sont des éléments violents dans ce monde onirique. Le rythme est lent. La photo et le son présentent un intérêt cinématographique certain. Adapté du roman éponyme de Susan Hill, ce film est un délassement pour les amateurs de films fantastiques. Avertissement : le film peut être très angoissant pour les jeunes spectateurs.

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Commentaires

1 commentaire
Albus il y a 2 mois

Déception. La bande annonce était pleine de promesses. Malgré un Daniel Radcliffe impeccable qui réussi à nous faire oublier le sorcier de Poudlard, une photo superbe et quelques frissons bien placés. Le scénario est sans originalité et soporifique.