

| Réalisateur: | Joachim Trier |
| Acteurs: | Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner et Ingrid Olava |
| Genre: | Drame |
| Pays: Norvège | Durée: 96 mins |
| Age légal: 14 ans | Age conseillé: 16 ans |
| Distributeur: | Look Now ! |
| Date de sortie: | 21.03.2012 |
| Critique: | Arnaud Mittempergher |
| Note: |
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En fin de cure de désintoxication, Anders se rend en ville pour une journée, à l’occasion d’un entretien d’embauche. Il en profite pour renouer avec sa famille et ses amis, perdus de vue. Une lutte intérieure s’engage en lui, entre un profond sentiment de gâchis face aux occasions manquées, et l’espoir d’une belle soirée et, peut-être, d’un nouveau départ…
Bande annonce |
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Cela fait des mois qu'Anders vit dans un centre de désintoxication, des mois qu'il n'a pas pris de drogues. Un matin d'été, il marche dans la forêt, tente de se suicider dans une rivière, puis renonce. De retour au centre, on lui accorde à nouveau sa liberté l'espace d'une journée, afin qu'il puisse se rendre à un entretien d'embauche à Oslo. Ces vingt-quatre heures seront pour lui l'occasion de revoir ses anciens proches et de tenter de dire « oui » à la vie, lui qui a perdu le goût de l'existence. Ce deuxième long-métrage de Joachim Trier porte un regard calme et tranquille sur la condition humaine. La sobriété du film renvoie au triste désespoir de son protagoniste qui, sous la forme d'un retour dans la capitale norvégienne, questionnera la valeur de la vie mais n'arrivera pas à dépasser son absurdité. Hanté de bout en bout par la question du suicide, Oslo, 31 août dresse le portrait élégiaque d'un homme profondément seul. Une solitude causée par le refus de se résigner au conformisme ambiant (famille, enfants, fêtes nocturnes) et à la vacuité des aspirations existentielles de ceux qu'il observe avec une douce amertume. Dernier jour du mois, dernier jour d'une vie peut-être, une vie marquée par l'effritement nostalgique du temps et les déceptions causées par des gens avec qui il n'arrive pas à se mettre en phase. Une histoire forte portée par une certaine grâce poétique. |
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L'avis de la commission des âges Un film avec d’excellents acteurs et d'une grande rigueur cinématographique où toutes les scènes sont porteuses de sens. Tous les appels au secours du personnage principal auprès de ses amis, de sa famille ou de son ancien amour, tombent dans le vide et il voit son échec dans le regard des autres. Pourtant, malgré son désenchantement, des possibilités se présentent de renaître à la vie. Malheureusement il ne peut les saisir. Il faut relever quelques fêtes riches en alcool et opportunités féminines mais il est clair que le propos du réalisateur n’est pas d’encourager ces consommations, pas plus que celle de la drogue qu’on retrouve dans d’autres séquences. Quant à la question du suicide, elle n’est pas traitée sous l’angle de la violence de l’acte mais plutôt sous celui du choix entre la vie et la mort. Finalement, Oslo, 31 août est un beau film pédagogique, au-delà de tout moralisme, sur le chemin à prendre.
Interview vidéo de Joachim Trier
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