

| Réalisateur: | Philippe Falardeau |
| Acteurs: | Mohamed Fellag, Sophie Nélisse et Émilien Néron |
| Genre: | Drame |
| Pays: Canada | Durée: 94 mins |
| Age légal: 10 ans | Age conseillé: 12 ans |
| Distributeur: | Agora Film |
| Date de sortie: | 08.02.2012 |
| Lien officiel: | http://www.monsieurlazhar.com/ |
| Critique: | Fabio Gramegna |
| Note: |
|
Bachir Lazhar, un Algérien de 55 ans, apprend dans le Journal de Montréal qu'une institutrice de sixième année est décédée. Il va offrir ses services de remplaçant à la directrice de l'école. Bachir fait alors la rencontre d'un groupe d'enfants ébranlés, mais attachants. Le fossé apparaît dès le premier jour alors que Bachir leur propose une dictée hors de leur portée, tirée de Honoré de Balzac. Personnage énigmatique qui pénètre dans un monde de femmes et de réformes pédagogiques, Bachir s'attache peu à peu à Alice et Simon, deux élèves qui se démarquent par leur charisme et qui portent leur lot de culpabilité quant à la mort de leur professeur. Quant à Bachir, personne à l'école ne connaît sa vie algérienne. On ne se doute pas qu'il risque l'expulsion du pays à tout moment.
Bande annonce |
|
Monsieur Lazhar, récompensé par le Prix du public à Locarno et sélectionné aux Oscars 2012 (catégorie langue étrangère), semble faire partie du genre de films qui charment à la fois le public et la critique. Normal, cette adaptation d’une pièce d’Evelyne de la Chenelière, l’histoire d’un immigré algérien qui va devoir remplacer une enseignante décédée subitement, est une vraie réussite qui va droit au cœur. A travers son quatrième long métrage, le Canadien Philippe Falardeau parvient à aborder de nombreux thèmes importants, sans en faire quelque chose de lourd. Il y a d’abord les délicats sujets du deuil et, encore plus, de l’exil. Bachir Lazhar le dit lui-même : « un immigré est avant tout un être déraciné dans une autre culture ». Il y a ensuite l’idée que la belle langue – il enseigne le français – peut servir de guérison à bien des maux. Enfin, Monsieur Lazhar, comme Entre les murs d’une toute autre manière, rappelle également à quel point il peut être difficile d’enseigner de nos jours. Surtout dans une société qui protège de plus en plus les enfants (pas le droit de les toucher), mais qui pense un peu moins à ceux qui les côtoient au quotidien. Tous ces thèmes, Monsieur Lazhar les mentionne avec tact, humour et poésie. Là est la grande force du film. La mise-en-scène, elle, est discrète et intelligente, à l’image du personnage principal. On retiendra notamment les scènes de début, un long plan séquence dans les couloirs de l’école, et de fin, un superbe moment d’émotion tout en simplicité. Tout cela servi par une belle musique originale de Martin Léon. Enfin, soulignons la prestation de Fellag, remarquable de sobriété, mais aussi celle des jeunes acteurs canadiens, impressionnants de maîtrise. Très beau. |
|
Fiche pédagogique E-media (PDF) Pour son quatrième long métrage, MONSIEUR LAZHAR, le Canadien Philippe Falardeau s'est inspiré de la pièce à un personnage d'Evelyne de la Chenelière. Falardeau à écrit un scénario ayant pour thèmes le deuil, la détresse, la rédemption, dans les cadres de l'enseignement et de l'immigration, en ville de Montréal. Le film sort le 8 février sur les écrans romands. Suzanne Déglon Scholer a interviewé le réalisateur et rédigé un dossier pédagogique : |