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The Hunger Games

The Hunger Games
Réalisateur: Gary Ross
Acteurs: Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson et Elizabeth Banks
Genre: Action/aventure, Drame, Science-fiction
Pays: USA Durée: 130 mins
Age légal: 14 ans Age conseillé: 14 ans
Distributeur: Rialto
Date de sortie: 21.03.2012
Lien officiel: http://www.hungergames.ch
Critique: Jean-Marc Detrey et Remy Dewarrat
Note: *

Synopsis

Dans un avenir pas trop lointain: au lendemain de l’apocalypse, l’Etat totalitaire de Panem naît des cendres d‘une Amérique du Nord dévastée, le Capitole règne d’une main de fer sur un peuple affamé et terrorisé. Afin de faire la démonstration de son pouvoir, le régime organise chaque année les cruels «Jeux de la faim»: 24 adolescents, une fille et un garçon de chacun des douze districts de Panem, sont obligés de s’affronter dans une lutte moderne de gladiateurs qui ne doit laisser qu’un seul survivant. Lorsque la jeune Prim est tirée au sort, Katniss, sa sœur aînée, se porte volontaire pour participer aux jeux à sa place. Le deuxième candidat du district de Katniss est Peeta qu’elle connaît depuis son enfance. Peu avant le début du tournoi perfide, Peeta déclare son amour à Katniss. Mais le Capitole en fait des ennemis mortels…

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Critique

POUR

Difficile exercice que de lancer une nouvelle adaptation cinématographique d'une série romanesque qui attirera les foules après Le Seigneur des anneaux, Harry Potter ou Twilight. D'autres se sont cassés la figure comme La Boussole d'or ou Narnia.

Dans ce cas de figure, même si le roman de Suzanne Collins est passionnant sur le papier, l'adaptation sur écran pose toujours le même problème. Faute de temps, on n'approfondit pas certains aspects de l'histoire qui devraient l'être pour une éventuelle suite et cela rend le métrage moins attrayant. Dans le cas de The Hunger Games, ce sont les personnages et la rébellion des tribus qui sont sous estimés au profit d'une chasse à l'homme traitée avec intérêt, il faut le dire.

Sans véritablement être original dans le traitement de l'histoire, étant affublé de quelques longueurs et de scènes d'actions difficilement lisibles (caméra trop nerveuse qui part dans tous les sens), le film de Gary Ross se laisse, malgré tout, regarder et les quelques 2h20 que durent le métrage, passent presque comme une lettre à la poste.

Le peuple voué au "panem et circenses" hollywoodien sera-t-il conquis ? C'est vous qui savez.

 

Jean-Marc Detrey (3 claps)

 

CONTRE

Il est toujours compliqué de donner son avis sur le tiers d'une œuvre, mais comme Hollywood se repaît à adapter des sagas littéraires depuis quelques décennies, l'exercice devient obligatoire. Donc après les élucubrations de l'auteur mormone de Twilight qui se servait de l'écriture pour attirer les jeunes dans la doctrine sectaire de sa communauté, nous voilà confronter aux délires de Suzanne Collins, scénariste de la firme Nickelodeon qui n'a jamais brillé par sa subtilité afin d'attirer les plus jeunes dans les mailles de ses filets purement commerciaux. On nous annonce la chose comme une charge contre la téléréalité. On veut bien laisser planer le doute jusqu'à la sortie du troisième volet de cette trilogie, mais cette dernière commence très mal dans sa version cinématographique.

Le fond pose un sérieux problème: peut-on être pertinent en utilisant les mêmes armes que ce que l'on veut combattre? La réponse est clairement non, on se fourvoie. Ces jeux de la faim jouent sans aucune finesse sur les clichés du genre et deviennent très vite difficiles à digérer. L'histoire d'amour naissante entre deux candidats de ces joutes devrait permettre à la saga de tendre vers une révolte, mais pour l'instant on nage en plein manichéisme: les méchants sont très très méchants et les gentils très très gentils, pas de milieux, deux extrêmes qui s'affrontent sans véritable enjeu dramatique. Cette façon de faire est ringarde au possible et n'a plus aucune raison d'être à l'heure actuelle.

Et la forme n'est pas mieux servie. Il faut s'accrocher pour ne pas vomir, tant Gary Ross abuse d'une caméra épileptique tellement anarchique que l'on se demande sérieusement si l'opérateur n'est pas dans un état d'ivresse très avancé ou carrément aveugle. Et pour couronner le tout, c'est filmé avec de longues focales, ce qui accentue encore plus ce sentiment de mal de mer. Et pourtant, le cinéma regorge d'exemples réussis dans cette manière de mettre en scène l'action. Kubrick le fait avec succès dans la scène du meurtre de la dame aux chats d'Orange mécanique et dans la mémorable bagarre à poings nus de Barry Lyndon. Gary Ross ne l'a pas du tout compris et utilise la facilité en se contentant de filmer n'importe comment pour donner l'impression de chaos: il a tout faut. Pourtant, le récit lui-même aurait dû lui dicter une manière beaucoup plus efficace pour impliquer le spectateur dans cette aventure. Comme ces jeux sont filmés par des centaines de caméras disséminées dans l'arène qui se révèle être une région sylvestre d'une grande densité, et diffusées sur les télévisions du pays, on aurait de loin préféré que le film utilise ces images-là, au lieu de cette caméra insupportable et tellement présente que l'on s'attend à tout moment de voir à l'écran, dans les rares plans larges, le caméraman en état d'ébriété cité plus haut. Cela vous sort directement du produit et empêche toute empathie avec les personnages.

On verra comment cela évolue, mais ce premier volet ne donne guère l'envie de se plonger plus avant dans cette nouvelle saga made in Hollywood.

 

Remy Dewarrat (1 clap)

 

Bonus

Bonus 1: La critique du roman par Koyolite Tseila rédactrice du site Le Galion des étoiles

Je suis passée plusieurs fois à côté de ce livre sans jamais m’y arrêter, parce que très honnêtement, le quatrième de couverture ne m’attirait pas outre mesure. A lire le résumé, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une énième histoire sanguinaire se déroulant dans une arène avec des gladiateurs. Lorsque notre partenaire Clap.ch m’a généreusement proposé de m’offrir ce livre pour lecture et critique, afin de compléter sa fiche sur le film qui sort actuellement au cinéma, j’ai accepté. Et j’ai bien fait ! Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier au quatrième de couverture…

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Bonus 2: Ciné shake. Par Patrick Ramuz.

Comme l'ont relevé de nombreux critiques, Hunger games, le carton du moment au box-office, contient certaines séquences d'action dans lesquelles le réalisateur Gary Ross, pourtant réputé pour son académisme, est atteint par cette terrible maladie qui pousse les cinéastes à combiner caméra portée à l'épaule et montage épileptique pour créer un simulacre de spectacle...

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Commentaires

3 commentaires
Rossier il y a 1 mois

Film assez ennuyant, et scénario moyen. Je comprends pas le succès qu'il est en train de faire...

Albus il y a 2 mois

DECEPTION: Sur le moment j'ai presque été conquis. Mais avec le recul sans en faire une critique, voici ce qui ne va pas dans le film: L'aspect dur de la "moisson" est beaucoup trop édulcoré. On vous enlève vos gamins pour qu'ils se battent à mort bon dieu ! Là c'est presque un honneur. On voit juste une petite scène de rébellion quand un des gamins meurt vers la fin. Cinématographiquement parlant, les scènes d'actions et de combats sont illisibles, images saccadées, longueurs fleur de rose à la twilight, effets spéciaux limites. Scénario pas très crédible. On m'a justement recommandé "Battle Royal" ou Les chasses du comte Zaroff, nettement meilleurs dans l'idée.

pbalavoine il y a 2 mois

de l'action tout comme dans le livre, ils sont jeunes, forts et en plus une belle histoire d'amour et d'amitié, mieux que la télérealité.